Bible et sémiotiqueRecherche et pratiques de lecture |
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ANALYSES DE TEXTES
Devenir disciples selon l'Evangile de Marc. Résumé de conférences faites par Jean DELORME.
Infatigable lecteur de l’Evangile de Marc, Jean
DELORME (1920-2005) a
parcouru ce texte pendant plusieurs années et fait profiter de sa
lecture de nombreux auditeurs au cours de sessions, rencontres et
conférences consacrées à cet évangile. L’ensemble de ces travaux a
abouti à la publication en deux volumes d’une lecture intégrale du
deuxième évangile, publiés après la mort de Jean Delorme grâce au
travail de Jean-Yves Thériault (L’heureuse annonce selon Marc. Lecture
intégrale du deuxième évangile, 2 vol., Coll. Lectio divina 219
&
223 ,
Paris : Ed. du Cerf ; Montréal : Médiaspaul, 2007 & 2008).
François GENUYT (Cadir-Lyon) a repris les notes enregistrées de toutes
ces conférences et sessions afin de les rassembler en unique document,
« Devenir disciples selon l’Evangile de Marc », qui permettra au
lecteur de suivre dans l’intégralité du deuxième évangile le parcours
de ceux qui sont appelés à devenir disciples.
Dans la rédaction qui est présentée ici, on a conservé parfois l’aspect
oral de ces conférences, où la lecture de Marc, adressée à des
auditeurs fait jaillir d’une observation du texte ce qui peut alerter
le lecteur et le mettre en éveil. Ce document constituera un bon «
guide de lecture » pour qui voudrait s’engager dans la découverte de
l’« heureuse annonce » dont témoigne le livre de Marc et dans l’écoute
de la parole qui jaillit de l’expérience de la lecture.
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Le monde, la logique et le sens du Magnificat (Jean DELORME)
Dans cet article paru dans Sémiotique & Bible (n° 53, 1989, pp. 1-17), Jean DELORME (CADIR-Lyon) se livre à une lecture du Magnificat comme récit et poème susceptible d’être détaché, entendu et chanté hors du contexte où l’évangile de Luc l’insère. La recherche d’une logique figurative, l’observation de la manière dont le texte relie les acteurs et non des idées permettent de lire en ce poème autre chose qu’un conflit entre sujets pour la possession d’une même valeur, autre chose qu’une simple redisposition inversée d’acteurs répartis sur des valeurs contraires que pourraient définir le haut et le bas ou le grand et le petit. Une relation ternaire – et non binaire – soumet l’ordre du récit à une instance de parole : alors des ressemblances s’excluent et des contraires s’allient. Lire l'article (document PDF)
Marc 2, 1-13 ou l’ouverture de frontières (Jean DELORME)
Cet article a paru pour la première fois dans Sémiotique & Bible, n° 30, juin 83, pp. 1-14). En marquant ses différences par rapport à l’histoire de la rédaction et à la recherche des structures littéraires, cette étude de J. DELORME (1920-2005) montre comment la cohérence de la signification se construit dans le texte tel qu’il se présente en sa globalité. Cette cohérence s’établit à partir de l’enchaînement logique des situations et des actions, et à partir des oppositions et des affinités sémantiques entre les représentations concrètes qui sont offertes des acteurs, des corps et de la parole, de l’espace et des mouvements, et des proses de parole variées de Jésus.
L’appartenance du texte et la fonction sémantique des vv. 1-12 (prédiction de Jésus dans la maison) et 13 (enseignement au bord de la mer) sont examinées attentivement, contre toute tendance à les considérer comme des éléments secondaires ou négligeables. Le rôle assigné au lecteur est précisé à partir du décalage entre ce que le texte lui apprend et ce que comprennent les personnages autres que Jésus. Au lieu d’être réduit à un récit de miracle surchargé d’une controverse, ce texte oppose d’une façon dramatique ce qui ferme et ce qui ouvre la communication (entre les hommes, entre Dieu et les hommes, entre le corps et la parole, entre le dire et le faire). La parole de Jésus, qui se dit en des termes brefs encadrés de temps longs, est définie comme parole ouverte, qui ouvre et fait vivre dans les deux directions de la communication entre hommes et avec Dieu. Lire l'article (document PDF)
Le figuier sans fruit. Quelques notes de lecture de Marc 11, 12-14 (Jean-Yves THERIAULT)
Cette étude a paru dans : CADIR, Le temps de la lecture. Exégèse biblique et sémiotique. Recueil d'hommages pour Jean Delorme, sous la direction de L. Panier. Coll. Lectio Divina, 155. Paris, Ed. du Cerf, 1993, pp.203-214.
L'allure et la disposition particulières à Marc du récit concernant le figuier sans fruit ( 11, 12-14) et desséché (11, 20-22) posent question. Le narrateur souligne que la sentence adressée au figuier (11, 14) est entendue par les disciples. Il s'agit donc d'un acte énigmatique qui se présente comme un signe à interpréter dans le cadre spatio-temporel précis où il se donne à lire. L'enjeu pour nous, lecteurs, c'est donc d'entendre cet épisode dans son contexte immédiat avant de le relier à 11, 20-22 dont il est manifestement distancé. Lire l'article (document PDF)