Bible et sémiotiqueRecherche et pratiques de lecture |
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OUTILS D’INITIATION
Eléments pédagogiques
La sémiotique discursive. Une analyse de la signification et de ses fonctionnements. Une pratique de lecture des textes. (L. Panier)
La sémiotique est une pratique scientifique qui vise à décrire la signification telle qu'elle se manifeste dans des textes, des images, des pratiques sociales, des constructions architecturales, etc... considérés comme des discours. Le sens est un effet dont on va chercher à décrire les conditions d'émergence et d'organisation. Lire un texte, en sémiotique, c'est construire et proposer une organisation cohérente du sens manifesté. La théorie et la méthodologie sémiotique proposent des procédures de construction du sens au service de la lecture et de l’interprétation.
Dans ce bref document, rédigé à l’usage des étudiants, L. Panier (CADIR-Lyon – Univ. Lyon 2) présente les postulats de base et les principales perspectives méthodologiques de la sémiotique des textes. Lire l'article (document PDF)
Elements de Grammaire narrative (L. Panier)
Dans la perspective sémiotique, on distingue récit et narrativité. Le récit peut être défini comme un genre de discours qui décrit des actions (contes, nouvelles, romans, faits-divers, BD, etc ...). La narrativité désigne une structure constitutive de tout discours, un plan de structuration du contenu, un niveau d'organisation du sens. Élaborer une grammaire narrative, c'est tenter de construire un modèle théorique de cette structuration du contenu. Cela suppose qu'on se donne les éléments minimaux (relations et termes) qui définissent cette structure.
Dans ce bref document, rédigé à l’usage des étudiants, L. Panier (CADIR-Lyon – Univ. Lyon 2) présente les principaux éléments de la grammaire narrative élaborée par Greimas et les éléments méthodologiques qui en découlent pour l’analyse des textes narratifs. Lire l'article (document PDF)
Exercices pratiques
Le laboureur et ses enfants. Etude sémiotique (Jean Calloud)Cet article a paru dans Sémiotique et Bible, n°62, 1991, pp. 34-43.
Analysant
cette célèbre fable de La Fontaine, J. Calloud propose un exercice
pratique de lecture sémiotique, parcourant les différents niveaux de
l'organisation du sens, explicitant l'usage des modèles sémiotiques, et
montrant comment le texte en sa particularité fait sens en ce qu'il
"joue" avec (et fait "jouer") les structures établies de la forme
narrative. L'analyse s'intéresse à la figure du "trésor" qui n'est pas
un "signe" en qui le signifié serait nécessairement associé au
signifiant. Le trésor est un "leurre", il est sans contenu, mais il ne
trompe pas ; il sert la vie et sa transmission.
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L’énonciation au service du jugement de Salomon (1 Rois 3, 16-28) – (A. Fortin & A. Penicaud)
L'analyse du Jugement de Salomon que présentent ici Anne FORTIN (Université Laval - Québec) et Anne PENICAUD (CADIR-Lyon) est une invitation à redécouvrir un texte très connu, et peut-être de ce fait mal connu. Il s'agit ici de lire en scrutant dans le détail les différents dispositifs d'acteurs, de temps et d'espaces construits par le texte, et les figures qui les développent. Dans ce texte essentiellement construit comme un échange de paroles, la question de l'énonciation est cruciale. Elle constitue donc la ligne directrice de l'analyse. Voilà pourquoi les dernières pages de l'article retracent dans ses grandes lignes, dans le but de la rendre plus accessible à tous ceux que cette question intéresse, la théorie de l'énonciation qui constitue le fondement même de la pratique actuelle de la lecture sémiotique de la Bible au CADIR. Lire l'article (document PDF)
« Les feuilles mortes » de Jacques Prévert : Approches de l’énonciation (F. Martin)
Cet article de F. Martin (1950-2001) (CADIR-Lyon) a paru une première fois dans Sémiotique & Bible (n° 117, mars 2005). Il propose ici une lecture extrêmement minutieuse du poème de Prévert. Son commentaire associe les analyses narrative et discursive pour tenter de rendre compte de la « force énonciative » par laquelle un texte est susceptible de tenir ensemble, à l’usage d’un lecteur, la disparition d’un « état de choses » et la présence d’un « état de mots ». Le texte de Prévert a ceci d’exemplaire qu’il fait lui-même écho à ce paradoxe de l’énonciation à travers le double parcours figuratif des « feuilles mortes » et des « pas effacés sur le sable ». Lire l'article (document PDF)
Le parapluie – Maupassant – Analyse sémiotique (L. Panier)
Proposée par L. Panier (CADIR-Lyon – Univ. Lyon 2), l'analyse qui suit a pour but d'introduire les procédures de l'analyse narrative, et de montrer comment, dans un texte, s'articulent la composante narrative (structures syntaxiques de l’action racontée) et la composante discursive (agencement des éléments figuratifs). Le texte de Maupassant raconte : il déploie une succession de situations et de transformations de ces situations ; il affecte à ses personnages des rôles, des fonctions particulières dans l'organisation de l'intrigue ; il met en scène des enjeux, des valeurs. L'analyse de la composante narrative consiste à décrire, à l'aide des modèles de la grammaire narrative, l'organisation particulière de l'action racontée ici. Cette description doit rendre compte de la syntaxe narrative (ordre des éléments constitutifs de la succession du parcours narratif de ce texte) et de la sémantique narrative (des systèmes de valeurs qui sous-tendent les enjeux du récit). Elle ne peut se faire qu’en observant également les éléments figuratifs (acteurs, espaces, temps) dans lesquels s’investissent les rôles et les fonctions de la structure narrative. Lire l'article (document PDF)
La Rempailleuse – Maupassant – Analyse sémiotique (L. Panier)
Paru pour la première fois dans Sémiotique & Bible (n° 81, mars 1996), cette étude de L. Panier (CADIR-Lyon – Univ. Lyon 2) propose un exercice d’analyse d’une nouvelle de Maupassant, La Rempailleuse. Cette analyse met en lumière les formes sémiotiques du don et de l’échange, ainsi que l’organisation des systèmes de valeurs qui soutiennent les relations entre les acteurs. L’exercice concerne donc principalement l’organisation narrative de la nouvelle, mais dévoile également les particularités de la mise en place de l’énonciation à l’intérieur du récit. Lire l'article (document PDF)
La « vie éternelle » une figure – (L. Panier)
Dans cette étude, L. Panier (CADIR-Lyon – Univ. Lyon 2) montre que l’expression « vie éternelle » doit être appréhendée comme le terme aboutissant d’une construction discursive complexe. Analysant deux extraits de la Première épître de Jean où se trouvent inscrites plusieurs occurrences de cette expression, il tente de mettre à nu la structuration contextuelle de leur apparition. La procédure de recherche est classique : avancée sous forme d’hypothèse pour l’étude du premier extrait, cette structuration se voit confirmée sur le mode véridictoire dans l’étude du second. Les récurrences formelles observées dans les deux cas, fondées sur le « couplage de deux procès coordonnés » et sur la mise en corrélation des classes de figures qu’ils manifestent, permettent d’avancer la notion opératoire de « modèle discursif ». Celui-ci paraît comme le vivier indispensable à la formation de la figure, et, pourrait-on dire, à sa « vitalité ».
Ce texte a paru dans la collection des Actes Sémiotiques – Documents (vol V, n° 45, 1983) – Documents de recherche du Groupe de recherches sémio-linguistiques de l’EHESS. L’édition originale est toujours disponibles aux PULIM (Presses universitaires de Limoges) et à la LCDPU. Lire l'article (document PDF)